Comment exploiter le plein potentiel de son cerveau avec la naturopathie

Food for healthy brain

Le cerveau est certainement l’organe le fascinant du corps humain. Véritable « chef d’orchestre » de notre organisme, siège de notre identité, de nos spécificités, de nos pensées, de notre mémoire et de nos émotions, les scientifiques n’ont réussi à percer qu’une infime partie de ses mystères. Néanmoins certains de ses besoins spécifiques sont connus et les satisfaire permet d’agir sur les facultés cognitives, la prévention des maladies neurodégénératives et de ralentir le déclin cognitif lié à l’âge. Cela concerne les jeunes (on pense à eux en cette période d’examens 😉) et toutes les personnes soucieuses de maintenir leurs performances intellectuelles et cognitives le plus longtemps possible.

1.Combler ses besoins nutritifs spécifiques

L’alimentation joue un rôle primordiale pour le cerveau. Elle influence dès la grossesse la formation de cet organe et la bonne mise en place du système nerveux chez l’enfant. A l’adolescence, une alimentation riche en graisse et en sucre peut entrainer une inflammation de l’hippocampe et  perturber le bon fonctionnement de la mémoire. Enfin, à l’âge adulte, elle peut servir de prévention dans certaines pathologies cérébrales et aider à ralentir le déclin cognitif.

Le glucose : carburant du cerveau.

Il fournit l’énergie nécessaire aux cellules cérébrales pour fonctionner. Cependant inutile de se jeter sur les barres chocolatées, viennoiseries ou gâteaux industriels dans l’espoir d’améliorer ses performances cognitives ! Il faut plutôt favoriser les aliments à indice glycémique bas qui permettent une distribution lente et régulière des « sucres » dans l’organisme et faire de bonnes associations alimentaires pour limiter les pics d’insuline et de glycémie (Une hypoglycémie aura un impact sur la concentration et  la mémorisation alors qu’une hyperglycémie sur le long terme peut entrainer un mauvais fonctionnement des cellules cérébrales. Des chercheurs l’ont même surnommé le « diabète de type 3 » qui pourrait être une des causes de la maladie d’Alzheimer et du déclin cognitif).

Les oméga 3 : acides gras les + importants pour fonctionnement du cerveau.

Ils participent au développement cognitif et visuel. Ils permettent la multiplication des neurones et agissent sur les fonctions d’apprentissage. Ils auraient même un impact sur le système immunitaire pour effacer les plaques amyloïdes du cerveau : principale caractéristique d’Alzheimer. On pense donc aux petits poissons gras (sardines, maquereaux, hareng…), aux oléagineux (noix, noisettes, amandes,…) et on assaisonne ses salades d’huile de colza, de noix, de cameline ou de chanvre.

Des protéines de qualité pour la formation des neurotransmetteurs

Les  neurotransmetteurs sont une sorte de petits messagers chimiques qui transmettent les informations au cerveau.

Les vitamines B pour une bonne transmission des informations au cerveau.

Elles améliorent la mémoire et préviennent le vieillissement. La vitamine B12 permettrait même de ralentir la progression de la maladie de Parkinson. Céréales complètes, légumes à feuilles vertes, légumineuses, œuf, viande maigre, avocat, banane, orange, citron … sont donc à intégrer aux repas.

Enfin le magnésium accroit les performances intellectuelles en réduisant le stress, grand ennemi du fonctionnement cérébral.

2.Bien s’hydrater

75% du cerveau est composé d’eau. Une déshydratation même modérée peut entrainer maux de tête, vertiges, augmentation du niveau d’anxiété et une altération de la concentration et de la mémoire. Un manque d’eau de 2% entraine une diminution de nos capacités cérébrales de 20% : ça vaut le coup de boire 1,5l/ jour !

3. Bouger !

Saviez-vous qu’une étude Finlandaise de 2015* a montré que les personnes pratiquant une activité physique d’intensité modérée au moins une fois par semaine avaient un volume de matière grise + important que les autres ? L’activité musculaire entraine la production de protéines particulières qui favorise la production de nouveaux neurones et stimule la formation de nouveaux circuits neuronaux : le cerveau reste « jeune » + longtemps. Plus on pratique une activité physique, plus l’apprentissage est optimisé et plus la mémorisation est bonne. Au-delà de l’amélioration du sommeil et d’une meilleure gestion du stress, l’activité physique a également un effet neuroprotecteur et permet de diminuer le risque de développement de la maladie d’Alzheimer et de Parkinson et de retarder leur apparition.

4.Avoir un sommeil suffisant en quantité et en qualité

Le sommeil favorise la récupération , la régénération des tissus et la régulation des surcharges émotionnelles. Il permet au cerveau de se nettoyer de ses déchets et toxines accumulées dans la journée dont la protéine beta amyloïde impliquée dans Alzheimer. L’absence de stimulation durant le sommeil va également permettre de faciliter les processus de mémorisation et d’apprentissage.

5.Respirer et méditer!

Outre sa fonction d’oxygénation des tissus, une respiration lente et profonde permet une meilleure régulation émotionnelle. Ses effets calmants permettent d’augmenter les facultés de concentrations, d’attention et la mémoire. Respiration abdominale, au carré, cohérence cardiaque ont donc toute leur place dans votre routine quotidienne !

Et si vous voulez vraiment avoir un cerveau en pleine forme : méditez ! Plusieurs études scientifiques** prouvent que la méditation modifie le fonctionnement de la structure du cerveau. Une pratique régulière augmente la matière grise et particulièrement les zones en charge de l’attention, de la mémoire et de la régulation des émotions. Elle augmente également la connexion entre les neurones… et toutes ces modifications commencent à être visibles seulement après 8 semaines de pratique à raison de 20 minutes par jour !

 

En résumé pour avoir un cerveau en pleine forme pendant longtemps, il est nécessaire d’en prendre soin tous les jours ! La naturopathie, grâce à une approche globale, préventive et individualisée, est idéale pour prendre soin de son cerveau au quotidien. En cas de besoin ponctuel, la prise de plantes adaptées peut être d’un grand soutien 😊

 

*Etude de l’universite Jyvaskyla publiée en 2015 dans la revue Medicine sciences sports exercice

** Is meditation associated with altered brain structure? A systematic review and meta-analysis of morphometric neuroimaging in meditation practitioners – Kieran C.R. Fox (et al.)